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Conseils chaussures de randonnée

Tout ce qu’il faut savoir sur les écueils à éviter en matière de chaussures de randonnée

17. mai 2022

Si vous souhaitez marcher par monts et par vaux avec vos chaussures de randonnée sans ampoules ni blessures, prenez le temps de bien les choisir – vous ne le regretterez pas. Nos experts vous disent pourquoi et vous montrent, pas à pas, comment trouver la chaussure parfaite.

La randonnée fait partie des activités de loisirs sportifs les plus appréciées des Suisses. Selon l’enquête «Sport Suisse 2020» réalisée par l’Office fédéral du sport (OFSPO), plus de la moitié de la population s’élance régulièrement à l’assaut des montagnes et la tendance est à la hausse. Les raisons de ce succès sont évidentes: Selon les études, randonner au cœur des montagnes nous permet de laisser nos soucis dans la vallée, d’évacuer le stress et de sécréter les hormones du bonheur grâce à l’activité physique.


Mais pour pouvoir profiter pleinement d’une sortie dans les Alpes ou dans le Jura, il est indispensable d’avoir des vêtements adéquats, un sac à dos pratique et un équipement de bonne qualité, sans oublier les bâtons de randonnée. Une attention particulière doit être portée aux chaussures. Nos souliers portent le poids de notre corps quel que soit le dénivelé et nous permettent d’avoir le pied sûr et de marcher dans le plus grand confort. «Une bonne chaussure outdoor doit être adaptée à son domaine d’intervention, offrir une grande stabilité, maintenir le pied, être adaptée à la morphologie du client et être confortable, respirante et pourtant imperméable pour que les pieds restent au sec», insiste Sascha Werner, expert en activités d’extérieur chez SportXX Herblingen (SH). «Avoir une bonne semelle pour une adhérence optimale sur tous les terrains s’impose également.» L’idéal est pour cela d’effectuer l’analyse 3D du pied pour les chaussures outdoor et de randonnée, que SportXX propose gratuitement.


Des principes de base que les randonneurs ne reprennent pas toujours à leur compte, ce qui peut conduire à des frustrations. «Des chaussures inadaptées peuvent avoir de graves conséquences», explique-t-il. «Le risque est d’avoir les pieds mouillés ou qui transpirent, des ampoules et des irritations. Une mauvaise semelle ne procure aucune adhérence, vous pouvez vous tordre et vous fouler la cheville, glisser, tomber et, dans le pire des cas, vous blesser.» Le guide des chaussettes de randonnée apporte également une aide précieuse pour bien choisir son équipement.


Pourquoi les baskets sont-elles inadaptées à la randonnée?

Une erreur fréquente consiste à sous-estimer la sortie prévue et à négliger la question de l’équipement. «Il n’est pas conseillé de partir en randonnée avec des baskets, un jean et un simple sac de sport en bandoulière, même si la sortie ne paraît pas longue ni difficile», prévient l’expert. En effet, la situation peut très vite changer dans le milieu naturel et un sentier peut se révéler autrement difficile à parcourir quand il devient détrempé et boueux. «Face à une vaste étendue de neige qu’il faut soudain traverser, une simple randonnée peut rapidement tourner à l’épreuve de force.» Les baskets ou les chaussures de course ne sont pas faites pour évoluer sur sol meuble, mais uniquement sur les routes asphaltées. «Ces chaussures ne sont pas stables ni résistantes à la torsion, autrement dit elles ne protègent pas contre le risque perfide d’une torsion de la cheville. De même, la semelle offre trop peu d’adhérence sur terrain accidenté.»
D’où son conseil: on a toujours intérêt à investir dans la préparation et dans des équipements de qualité. Autrement dit, si vous suivez pas à pas les étapes suivantes, vous n’avez pratiquement aucun risque de voir votre randonnée tourner au vinaigre à cause de mauvaises chaussures.

Étape n° 1: Quel usage?

Selon la nature du sol sur lequel on souhaite s’aventurer, la chaussure à utiliser pourra varier du tout au tout – en d’autres termes, «LA» chaussure tout-terrain n’existe pas. «Routes goudronnées ou en gravier, chemins de campagne, sentiers de forêt, prairies, rochers, neige ou glace, tout existe», rappelle Sascha Werner. Il faut également tenir compte de l’altitude, de la région, de la saison, des conditions climatiques rencontrées et du thermomètre. «Les chaussures de loisirs extérieurs de bonne qualité peuvent s’accommoder de ces terrains et spécificités – pour autant qu’elles remplissent les critères techniques requis par l’usage visé.» Autrement dit, jamais de la vie on ne s’aventurera sur un glacier avec des chaussures multifonctions.

 
La check-list ci-dessous dresse un panorama complet des catégories de chaussures et des usages correspondants, avec six types de chaussures outdoor. Dans tous les cas, il peut être très utile de demander conseil aux experts de SportXX qui vous aideront à mieux cerner vos usages et à trouver le modèle qui vous correspond. L’entretien de conseil peut également se faire par vidéo. En revanche, si vous souhaitez les essayer et les tester, vous n’aurez d’autre choix que de vous déplacer dans votre magasin. Lisez la suite pour en savoir plus!

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Bien entretenir ses chaussures de randonnée

Étape n° 2: Choisir le bon type de chaussure

  • Catégorie A: chaussure multifonction. Il s’agit d’une chaussure pour les marcheurs légers, autrement dit pour les terrains peu exigeants. Les chaussures multifonctions conviennent par exemple parfaitement pour les promenades, la marche et les excursions sur des chemins praticables en terrain plat. Ces modèles sont plus flexibles et plus légers que d’autres chaussures outdoor. Cependant, compte tenu de leur tige basse, elles ne maintiennent pas la cheville.
     
  • Catégorie A/ B: chaussure de randonnée. Les chaussures de randonnée sont destinées aux randonnées légères sur terrain plat, moyenne montagne et Préalpes. Elles assurent un meilleur maintien du pied que les chaussures multifonctions. Par ailleurs, elles disposent d’une semelle extérieure plus souple que dans la catégorie précédente.
     
  • Catégorie B: chaussures de marche/trekking. Les chaussures de marche/trekking représentent le meilleur choix pour effectuer des randonnées plus exigeantes en moyenne montagne ou dans les Préalpes. Elles possèdent une tige haute et restent confortables sur terrain normal, en dépit de leur semelle extérieure plus rigide comparée à celle des chaussures de trekking.
     
  • Catégorie B/C: chaussures de trekking. Le niveau d’exigence monte encore un peu: les chaussures de trekking sont conçues pour des sorties trekking ambitieuses, autrement dit des excursions en milieu alpin incluant des portions d’escalade. Ce modèle offre un compromis entre flexibilité et stabilité qui en fait la chaussure idéale pour les terrains rocheux.
     
  • Catégorie C: chaussures de montagne. Les chaussures de montagne sont particulièrement sûres pour le trekking alpin sur les rochers, les parois, les éboulis et les glaciers. Elles sont semi-cramponnables. Avec leur tige rigide autour de la cheville et leur semelle extérieure solide, elles ont la stabilité nécessaire aux courses de trekking exigeantes en milieu inhospitalier comme les parois montagneuses escarpées.
     
  • Catégorie D: chaussures de haute montagne. La catégorie D correspond à la chaussure de haute montagne, répondant aux exigences les plus extrêmes. Celle-ci est parfaitement fiable sur les courses extrêmes en terrain critique. Les chaussures de haute montagne sont spécialement conçues pour escalader les montagnes rocheuses et les glaciers. Elles sont entièrement cramponnables et offrent une bonne adhérence y compris sur sol glissant ou glacé.

Étape n° 3: Synthétique ou naturel? Choisir la matière de ses chaussures

Quand vous achetez des chaussures de randonnée, vous avez le choix entre matières synthétiques ou naturelles. Dans le premier cas, il pourra s’agir du nylon, des membranes Gore-Tex ou de matières composites, dans le second cas du cuir. Les chaussures en matières synthétiques sont plus répandues.

  • Chaussures synthétiques: elles ont l’avantage d’être imperméables, sans avoir à être traitées (imperméabilisées). Comme les chaussures en cuir, elles sont respirantes et assurent un bon climat pour les pieds. Les randonneurs qui arpentent les sentiers de montagne par temps humide ou pluvieux seront bien inspirés de choisir des matières synthétiques. Ces modèles ont toutefois une durée de vie un peu plus courte que les chaussures en cuir. Et si la membrane est endommagée, les chaussures perdent rapidement de leur étanchéité.
  • Chaussures en cuir: ces modèles ont l’avantage d’être très respirants. Une fois traitées avec un produit imperméabilisant, les chaussures en cuir sont elles aussi imperméables. Seul bémol: la respirabilité en prend un coup. Parmi les inconvénients, on mentionnera le fait que les chaussures en cuir absorbent beaucoup d’eau et mettent donc plus de temps à sécher après une averse.

Pour notre expert, il n’y a toutefois pas de bon ou de mauvais choix. «Il appartient à chacun de décider pour lui-même quel type de chaussure lui convient le mieux», fait observer Sascha Werner. «Il y a beaucoup de critères en jeu, comme le prix et le confort, qui sont sans doute les plus déterminants.» N’hésitez pas à demander conseil.

Étape n° 4: Choisir chaussure à sone pied

Une fois que vous avez déterminé l’usage, le type de chaussure et la matière, il s’agit de voir si la chaussure est bien ajustée à votre pied – un point extrêmement important. Car, tant qu’à marcher pendant des heures sur des sentiers avec un sac lourd sur le dos, autant ne pas avoir de chaussures qui vous exposent à des points de pression, des douleurs, des écorchures ou des ampoules. Qu’en dit notre expert? «Une chaussure tout simplement confortable et parfaitement ajustée est une source d’agrément et de sécurité. Cela permet d’avoir l’esprit libre pour d’autres choses pendant la randonnée.» Voilà pourquoi il est important de procéder à l’essayage avec les conseils d’un professionnel dans votre magasin SportXX. Réservez suffisamment de temps pour cela.


Échelle de difficulté CAS

L’échelle CAS pour la montagne et la haute montagne indique le niveau de difficulté d’une course. Elle se divise en six catégories. Les niveaux T1 à T2 correspondent à des parcours plutôt faciles, le niveau T3 s’applique aux itinéraires de difficulté moyenne tandis que les catégories T4 à T6 sont reservées aux randonneurs et alpinistes chevronnés.

¨Sascha Werner conseille d’essayer différentes chaussures et de les tester pendant une période prolongée, de 10 à 15 minutes – si possible sur un parcours d’essai pour chaussures de randonnée, qui simule divers types de sol, des descentes et des montées. La descente est particulièrement importante à tester pendant l’essayage. En effet, les chaussures ne doivent pas être achetées dans une trop petite pointure pour que les orteils ne viennent pas heurter la chaussure en descente. «Je dois me demander si mes pieds ont suffisamment de place en largeur et en longueur. L’écart entre le gros orteil et le rebord avant de la semelle intérieure doit correspondre à la largeur d’un doigt.» Si la chaussure convient, les orteils auront suffisamment de place, la chaussure sera assez large et le talon bien enveloppé. C’est un point décisif pour que le pied ne glisse pas, ce qui occasionnerait des ampoules.

Pour savoir comment le pied se sent dans la chaussure en montée et en descente, on peut emprunter des escaliers. Ou mieux encore, les magasins SportXX sont équipés d’une passerelle en bois spéciale pour simuler les descentes et les montées d’une randonnée. Autre aspect important: «Il faut toujours essayer des chaussures de randonnée avec de bonnes chaussettes, comme celles qu’on portera effectivement à la randonnée», conseille Sascha Werner. Rendez-vous à l’étape no 5 pour en savoir plus à ce sujet. L’heure de la journée joue également un rôle non négligeable dans l’essayage d’une paire de chaussures. Plutôt que le matin, il est préférable de choisir l’après-midi ou le soir, car les pieds gonflent au fil de la journée et deviennent plus gros. Vous trouverez dans cette vidéo des conseils relatifs à l’essayage, mais aussi à la meilleure manière de lacer ses chaussures.

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Étape n° 5: Choisir les bonnes chaussettes

Pour les experts en randonnée, une chose est claire: il est indispensable d’avoir de bonnes chaussettes de randonnée. Sascha Werner: «Aussi bonne soit-elle, une chaussure de randonnée peut entraîner des problèmes si elle est portée avec des chaussettes inappropriées.» Pour être de qualité, les chaussettes de randonnée doivent être fonctionnelles et confortables, renforcées au niveau des orteils, du cou-de-pied et du talon (pour amortir les frottements et la pression), être parfaitement ajustées, protéger le pied et évacuer l’humidité vers l’extérieur.
 

Le choix des matières obéit aux mêmes règles que pour les chaussures. «Le choix des matières, synthétiques ou naturelles, appartient au randonneur», commente S. Werner. Seule règle à retenir: il faut bannir la laine et le coton en raison de leurs mauvaises caractéristiques. Incapables d’évacuer l’humidité hors de la chaussure, ils favorisent un mauvais climat. Il est préférable de se tourner vers la laine mérinos.

  • Laine mérinos: comparée aux autres types de laine, cette matière présente l’avantage de pouvoir absorber une grande quantité d’humidité sans paraître mouillée pour le randonneur. Les chaussettes en laine mérinos gardent également les pieds au chaud par temps froid.
     
  • Fibres synthétiques: ces chaussettes de trekking sont très légères et sèchent extrêmement vite étant donné qu’elles évacuent très bien l’humidité.
     

Attention à la longueur: les chaussettes de randonnée doivent dépasser de la tige de la chaussure, sans quoi elles glisseront à l’intérieur, ce qui n’est pas très agréable. Et si vous optez pour des chaussettes à hauteur de genou, vous profiterez en plus de la «fonction de compression» qui stimule la circulation du sang et retarde le syndrome des jambes lourdes.

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Étape n° 6: Roder les chaussures

«Une chaussure qui a déjà plusieurs randonnées derrière elle a tendance à être plus douce, plus souple et donc plus confortable», explique l’expert en randonnée Sascha Werner. Mais les modèles récents sont conçus pour offrir un niveau de confort élevé dès le départ. Pour autant, notre expert conseille de tester une paire de chaussures neuves et de la roder avant de partir en trekking une semaine dans les Alpes. «La question se pose moins sur une randonnée d’une journée ou moins. Cela vaut quand même la peine, comme on l’a dit précédemment, de consacrer suffisamment de temps à l’essayage avant d’acheter.»

Étape n° 7: Savoir entretenir ses chaussures 

Si vous souhaitez profiter longtemps de vos chaussures de randonnée, nous vous conseillons de les contrôler et de les entretenir régulièrement. Concrètement, cela signifie les nettoyer (pour les plus sales, les frotter à la brosse ou à l’éponge sous l’eau courante), les imperméabiliser de nouveau (au plus tard 24 heures avant la prochaine randonnée) et en prendre soin de manière générale. Cela suppose également de les sécher correctement au retour d’une sortie pluvieuse. Une erreur courante consiste à sécher les chaussures en plein soleil, sur un radiateur ou à l’aide d’un fœhn, voire au four. «Il ne faut surtout pas le faire, car le cuir va devenir cassant et les collages au niveau des coutures risquent de se défaire», explique Sascha Werner. La solution est de laisser sécher les chaussures humides ou mouillées à température ambiante. Découvrez d’autres astuces dans cet article.